Carrefour agroécologique de l’Ouest

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QUATRE STRUCTURES, UN LIEU ET UN CONTEXTE


NOS STRUCTURES

L’OASIS DE PEN AN HOAT
Membre des Oasis en Tous Lieux, cette association s’est d’abord développée en Bretagne, sur un beau site comprenant une grande maison ancienne (chambres d’accueil, cuisine, salle à manger, séjour ; isolation chanvre-chaux, récupérateurs d’eau, toilettes sèches), un bâtiment annexe (salle de formation et d’activité, atelier, appentis) et un terrain de 6500 m² (jardin vivrier pédagogique, buttes, serre, diversité de plantes sauvages, zone humide et boisée). Elle y a relayé depuis 2010 des stages de Terre & Humanisme (voir ci-dessous) et organisé quelques formations propres.
TERRE & HUMANISME
Créée en 1994, cette association diffuse l’agroécologie en tant que pratique et éthique visant l’amélioration de la condition de l’être humain et de son environnement naturel. Ses actions s’inscrivent dans un humanisme actif, porté par des valeurs de solidarité et de respect du vivant. En France et à l’étranger (Afrique de l’Ouest, pourtour méditerranéen), elle travaille à accroître la sécurité, la salubrité et la souveraineté alimentaires en transmettant des savoirs et savoir-faire agroécologiques et en participant à des réflexions autour du changement de paradigme sociétal. Installée au Mas de Beaulieu, en Ardèche, son équipe entretient des jardins abondant en légumes et en fruits malgré un sol médiocre et un climat difficile. Visiteurs, bénévoles et stagiaires y sont accueillis. Partenaire également d’autres lieux, ses formations générales ou spécialisées s’adressent à des particuliers débutants ou confirmés ainsi qu’à des professionnels. Enfin, elle dispense chaque année un Certificat de capacité à animer en agroécologie (inscrit à l’inventaire de la CNCP).
 
ACCES-REAGIS
Entreprise sociale apprenante (telle que définie par le réseau national Chantier École), cette association créée en 1988 est motrice dans le développement local et l’insertion par l’activité économique. Sur le territoire du nord-ouest de la Loire-Atlantique, elle s’appuie sur des activités d’utilité sociale pour accompagner vers l’emploi
des personnes qui en ont été durablement éloignées. Les valeurs de solidarité, d’entraide, mais aussi de dignité, de respect et d’écoute sont au coeur du projet associatif. Accès-Réagis propose plusieurs ateliers et chantiers d’insertion : l’entretien d’espaces naturels et ruraux par des interventions raisonnées préservant la richesse de ces milieux, la réalisation de mobiliers et d’ouvrages en ossature bois, la collecte et la revalorisation d’objets vendus ensuite en recycleries, et une activité de maraîchage et d’arboriculture en agroécologie. Enfin, en tant qu’association intermédiaire, Accès-Réagis met des salariés à disposition de particuliers, d’entreprises et de collectivités.
 

LA COMMUNAUTÉ DES SŒURS DE SAINT-GILDAS-DES-BOIS
L’abbaye bénédictine de Saint-Gildas-des-Bois fut créée au XIe siècle par un seigneur de la Roche-Bernard en l’honneur de Gildas le Sage dont on ramena des reliques de Rhuys. L’église du XIIe siècle et le vieux puits du cloître subsistent encore. À la Révolution, l’abbaye devint « bien national » puis propriété privée. En 1828, le Père Gabriel Deshayes, à la recherche d’une maison assez vaste pour installer la jeune congrégation qu’il a fondée à Beignon avec Michelle Guillaume, acquiert bâtiments et enclos. Les Sœurs de l’Instruction Chrétienne s’installent alors dans ces murs encore délabrés et connaissent des débuts difficiles marqués par la pauvreté. Mais la Congrégation se développe et, depuis le diocèse de Nantes, essaime vers plusieurs régions françaises – en milieu ouvrier et rural – ainsi qu’en Angleterre (1903), en Irlande (1957), au Burkina Faso (1958), au Ghana (1979) et au Mexique (1990). Elle comptait 500 membres en 2010.

NOTRE LIEU

Nous avons à notre disposition en Loire-Atlantique, sur le domaine de la Communauté des Sœurs de Saint-Gildas-des-Bois, un site exceptionnel de 14 ha se composant d’espaces cultivés et non cultivés, aux intérêts agronomiques et paysagers complémentaires :
   – des parcelles dédiées au maraîchage de plein champ et sous abri (10 à 15 t/an d’une quinzaine de variétés tels que poireaux, oignons, échalotes, courges, pommes de terre) ainsi qu’à la culture de céréales (1,5 à 2 t/an de seigle, sarrasin, blé tendre d’hiver) ;
   – des prairies en rotation longue avec recours à des engrais verts (mélange de légumineuses) ;
   – des lignes d’agroforesterie mises en place avec le concours de la Chambre d’agriculture ;
   – un verger de pommiers et de poiriers (6 t/an en moyenne et jusqu’à 12 t, valorisées en 2 000 à 6 000 litres de jus) ;
   – un jardin vivrier pédagogique (260 kg y ont été récoltés en 6 mois sur 100 m² dès la 1re année) ;
   – des lieux de compostage, une mare, un mur d’enceinte historique,
   – un hangar agricole pour le stockage de denrées et de matériel ainsi que pour l’accueil du public.
Il est à noter qu’autrefois, la congrégation était autosuffisante en nourriture grâce à ces terres.

Labellisée en agriculture biologique, cette exploitation s’inscrit dans une démarche agroécologique :
   – d’un point de vue technique : gestion globale, appui sur les services rendus par la nature, moindre travail du sol, engrais verts, apport de compost, faux-semis, extraits fermentés ;
   – d’un point de vue sociétal : place centrale accordée aux valeurs humaines, promotion d’une alimentation de qualité, inversion de la tendance à l’érosion du patrimoine paysan, échanges d’expériences entre producteurs locaux, participation à un système alimentaire territorial.
Elle ne se prétend pas modèle pour autant, mais motrice et au service de la transition agroécologique dans le Grand Ouest.

À proximité immédiate et toujours dans l’enceinte de la Communauté se trouvent un parc forestier de 10 ha, des espaces paysagers, des bâtiments propices à des temps de formation en salle, à des réunions ou des projections.


LE CONTEXTE

À différents degrés selon les régions et les sociétés, nous constatons aujourd’hui de profondes mutations et l’amplification d’enjeux :
   – la précarité de la sécurité et de la salubrité alimentaires (qualité, équilibre, gaspillage),
   – la dépendance à des combustibles fossiles limités, le changement climatique,
   – la perte de biodiversité sauvage et cultivée (pollinisation, brevetage du vivant),
   – la moindre disponibilité et la pollution de l’eau (de surface et souterraine),
   – l’artificialisation des sols (perte de surface) et leur érosion (perte d’épaisseur),
   – le difficile accès à la terre pour les nouvelles générations de paysans,
   – les difficultés économiques et sociales des paysans (surendettement, surcharge, mal-être),
   – l’émigration en ultime recours, la désertification rurale.

De ces enjeux simples en découlent d’autres, plus complexes mais aussi décisifs, tels que la vitalité des sols, la transformation des paysages ou la souveraineté alimentaire.

Produire et fournir dans de meilleures conditions une meilleure nourriture à plus de personnes avec moins de terresmoins d’eau et moins d’énergie fossile apparaît en somme comme le défi du XXIe siècle, les modes dominants de production, de distribution et de consommation n’étant pas parvenus à y répondre de façon pleinement satisfaisante.


L’AGROÉCOLOGIE, DITES-VOUS ?

Suscitant un intérêt grandissant, en particulier depuis les années 1980, le concept d’agroécologie semble aujourd’hui parfois victime de son succès. Il est encensé d’un côté parce qu’assez large pour enfin rassembler des dimensions imbriquées dans les faits mais dissociées dans les approches (agriculture, écologie, science, économie, société, alimentation…). Il est critiqué d’autre part pour ne plus signifier grand-chose en voulant trop signifier.

Ensemble de pratiques agricoles, discipline scientifique, mouvement social… Certains défendent l’idée d’une agroécologie plurielle et transversale tandis que d’autres, pour préserver son intégrité, préfèrent la recentrer sur des objets précis. La notion se trouve ainsi écartelée, soulève des débats aussi sémantiques d’agronomiques, avive les passions ou entretient les doutes.

Après l’avoir questionnée en profondeur et mené une enquête participative auprès des premiers concernés – les agriculteurs et responsables de structures agricoles –, nous considérons l’agroécologie d’un œil tout à fait pragmatique : elle répondra aux enjeux énoncés plus haut ou ne sera pas. Ce n’est qu’en démontrant une triple performance économique, sociale et environnementale qu’elle deviendra en effet désirable par le plus grand nombre.


ET LA PERMACULTURE ?

Nous ne constatons pas de différence fondamentale entre agroécologie et permaculture, toutes deux se basant sur les mêmes constats et visant les mêmes objectifs au moyen de techniques semblables. En revanche, cette « agroécologie-permaculture » se décline différemment selon que se l’approprient :
     – le grand public (des particuliers souhaitant créer un jardin potager pour renouer avec la terre et poser un acte politique) ;
     – ou les professionnels (des producteurs installés ou des porteurs de projet voulant que leurs pratiques se rapprochent de leurs valeurs tout en réussissant à vivre confortablement de leur métier).
          > Se place-t-on ou non au service d’une profession ? Telle est selon nous la réelle différence d’envergure.

Le CADO est porté par l’Association Oasis de Pen an Hoat.
55 La Moutonnière, 44260 Prinquiau – 02 40 56 64 12 – contact@cado-agroecologie.fr